Prendre un taxi peut sembler inévitable dans certaines situations. Parfois, c’est la solution de transport la plus rapide, surtout tard dans la nuit ou en l’absence de transports en commun. Pourtant, un sentiment d’insécurité plane souvent sur ces trajets, particulièrement pour les femmes. Cela mérite réflexion.
La perception de l’insécurité
Une étude des Presses de Sciences Po souligne que les femmes se sentent généralement plus vulnérables dans l’espace public que les hommes. Marylène Lieber, sociologue, confirme cette tendance. Les femmes perroquetent souvent des vérités amères : elles craignent davantage pour leur sécurité dans le taxi. Cependant, ce sentiment d’insécurité ne touche pas uniquement les passagères.
Les chauffeuses de taxi, qui représentent entre 5 et 10 % des chauffeurs en France, peuvent également vivre des situations inquiétantes. Selon Lieber, ces femmes pourraient favoriser un environnement non-mixte pour se sentir plus en sécurité.
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Dès que la nuit tombe, les risques d’agression s’intensifient. Laura, une chauffeuse de 25 ans travaillant pour Heetch, a fait l’expérience d’un client alcoolisé qui lui a demandé un baiser. Face à son refus, il a montré son vrai visage en devenant agressif. Cette situation choquante a déclenché un harcèlement par SMS pendant dix jours. Malheureusement, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.
Les témoignages des passagères : une réalité inquiétante
Aurélie, âgée de 24 ans, a vécu une expérience troublante dans un taxi. Deux passagers masculins étaient présents et, à leur départ, le chauffeur a osé poser sa main sur sa cuisse. Depuis cet incident, elle choisit systématiquement Uber pour ses trajets. Pour elle, le risque est devenu trop grand. De même, Célia a rencontré un chauffeur qui lui faisait des clins d’œil dans le rétroviseur. Même si cela ne s’est pas aggravé, l’action du conducteur de l’ajouter sur Facebook a révélé une tendance inquiétante.
Les applications comme Uber, conçues pour offrir plus de sécurité, ne garantissent pas la protection totale. Sévane, par exemple, a subi une situation où son chauffeur lui a demandé un baiser. Malheureusement, il a fini par l’embrasser de force. Cette agression a brisé sa confiance dans le système.
D’autres femmes, comme Maya, ont vécu des expériences encore plus traumatisantes. À peine majeure, elle a pris un taxi avec une amie. Le chauffeur, un homme âgé d’une soixantaine d’années, leur a fait des avances inappropriées, leur proposant de « payer en nature ». Depuis, elle choisit exclusivement les VTC, un choix qui lui permet de se sentir rassurée grâce à l’identification des chauffeurs.
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Face à ces préoccupations, une évolution positive se dessine. Kolett, la première plateforme française de VTC 100 % féminine, émerge comme une solution alternative. Bien qu’il existe des dérives potentielles au sein de groupes de femmes, ce projet répond à une réelle demande. Il offre un environnement où les passagères peuvent voyager avec plus de sérénité.
Les expériences des femmes dans les taxis soulignent un besoin criant de sécurité. Les solutions existent, mais il est essentiel d’en parler et de sensibiliser les acteurs de ce secteur. La sécurité des femmes doit devenir une priorité.